lundi 14 février 2011

Modes et temps (4ème Brontë, cours du 14 février)

A tous les absents d'aujourd'hui...
Nous avons commencé la séance 5.
Dans les sujets de brevet, on trouve un partie "réécriture d'un passage". 
Par exemple, vous pouvez avoir " réécrivez le premier paragraphe au passé". 
Quand vous avez une réécriture de ce type, vous devez :
1° chercher les verbes : c'est eux qui vont subir les transformations éventuelles
2° Définir leur mode (conditionnel, indicatif,...) car certains modes ne subissent pas de transformation.
3° Définir leur temps et la valeur de ce temps. En effet, si vous avez
- un imparfait, vous aurez un plus-que-parfait.
Mais si vous avez un présent de l'indicatif, cela dépend de sa valeur.
présent de vérité générale -> pas de transformation
présent de narration -> passé simple
présent de description-> imparfait

Le conditionnel présent devient conditionnel passé. Comme certains d'entre vous n'ont pas appris ce mode, nous avons commencé un rappel.
1) Le conditionnel présent 
a)Formation
radical du futur + terminaisons de l'imparfait
avoir
j'aurais
tu aurais
il aurait
nous aurions
vous auriez
ils auraient

être
je serais
tu serais
il serait
nous serions
vous seriez
ils seraient

TEXTES

Senghor : Femme noire

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémit aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Louis ARAGON, "Le malheur d'aimer"
Que sais-tu des plus simples choses
Les jours sont des soleils grimés
De quoi la nuit rêvent les roses
Tous les feux s'en vont en fumée
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée au bout des chambres
Où la lampe était allumée
Nos pas n'y sonnaient pas ensemble
Ni nos bras sur nous refermés
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée à la fenêtre
Les parcs en vain sont parfumés
Où peux-tu où peux-tu bien être
A quoi bon vivre au mois de mai
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que sais-tu de la longue attente
Et ne vivre qu'à te nommer
Dieu toujours même et différente
Et de toi moi seul à blâmer
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que je m'oublie et je demeure
Comme le rameur sans ramer
Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure
A s'écouter se consumer
Connais-tu le malheur d'aimer




Louis ARAGON, "Que serais-je sans toi ?"
{Refrain:}
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi, comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme, au passant qui chante, on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

{au Refrain}

J'ai tout appris de toi, pour ce qui me concerne,
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu,
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

{au Refrain}

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes,
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue,
Une corde brisée aux doigts du guitariste ?
Et pourtant, je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues,
Terre, terre, voici ses rades inconnues

{au Refrain}

    




(Le futur antérieur
rappel du cours sur la formation et simulation d'exercices
simulation d'exercices sur la formation
exercices sur la formation

rappel sur l'utilisation du futur antérieur)

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